Jean-Michel Archaimbault, l'un des cerveaux derrière l'équipe de traduction des PERRY RHODAN, est aussi la moitié du tandem responsable de la nouvelle trilogie consacrée au CHEVALIER COQDOR publiée par Rivière Blanche.

Grand amateur de space opera, Archaimbault, avec SEENTHA, propose ici une oeuvre epique, dans tous les sens du terme, car trouvant racine dans les mythes germaniques ou wagnériens, en particulier celui du Hollandais Volant. SEENTHA revendique l'influence de Kurt Steiner, et les lecteurs retrouveront la saveur d'ORTOG ou des OCEANS DU CIEL dans cet univers baroque plein de "sturm und drung".

SEENTHA est un roman dense, voir touffu, beaucoup plus que les COQDOR ou PERRY RHODAN; on est dans un space opera sombre, dont la complexité evoque par moment l'univers de Iain Banks, mais avec un éclairage beaucoup plus tragique. Le lecteur doit, comme on dit, rentrer dedans, mais il est très largement récompensé.

Sans que cela ait été recherché, je trouve la juxtaposition des CAVALIERS DU TAURUS, une fantasy elle aussi dense et sombre, avec SEENTHA, le même mois que CATHEDRALES DE BRUME et la réédition de Kurt Steiner, un exemple amusant de synchronicité littéraire.

Jean-Marc Lofficier